Pierre Caillou, un célèbre banquier parisien vient d’être retrouvé dans le
parc de son château. Comme tous les matins, il faisait son jogging en forêt quand la
chute d’un chêne tricentenaire lui a coupé son élan et fracassé le crâne.
L’inspecteur Lafouine recherche des indices dans la clairière où a eu lieu le
drame. Il découvre que l’arbre a été scié à la base avec une tronçonneuse et qu’un
ingénieux mécanisme a permis au meurtrier d’activer la chute du chêne au moment
voulu. La mort de Pierre Caillou ne doit rien au hasard !
Les alarmes et caméras de surveillance, positionnées sur les murs
d’enceinte, n’ont rien décelé d’anormal depuis des mois. Le coupable ne peut être
qu’un habitué du domaine.
De retour au château, Lafouine s’installe dans la bibliothèque et demande
aux six occupants de la maison de venir le rejoindre.
Le premier à se présenter est Jacques Caillou, le fils aîné de la victime. Il
s’avance doucement, pose ses béquilles puis s’assoit dans un fauteuil pour soulager
sa jambe plâtrée. Passionné d’équitation, il est tombé de cheval la semaine dernière
en voulant franchir un ruisseau.
Henri, son fils, vient se placer à côté de lui. En classe de sixième au collège
Saint-Joseph, il a été autorisé à s’absenter pour assister à l’enterrement de son
grand-père. Assez petit pour son âge, il porte un costume sombre qui lui donne un
air sévère.
Marthe, la femme du défunt, entre à son tour. Très mince dans sa longue
robe noire, elle paraît marquée par la mort de son mari. Vincent, son second fils,
l’aide à s’asseoir dans un canapé. Pour sa part, il choisit de rester debout près de la
cheminée. Architecte dans un grand cabinet parisien, il était venu passer quelques
jours au château familial.
Suzanne, la gouvernante, au service de la famille Caillou depuis plus de
trente ans, a visiblement du mal à trouver sa place. Après quelques instants
d’hésitation, elle finit par prendre place sur une chaise.
Harry Cover est le dernier à entrer. C’est un américain arrivé la veille de
New York. Il venait régler une affaire importante avec le banquier.
L’inspecteur Lafouine n’a pas besoin d’un long interrogatoire pour
connaître le coupable. Il est évitent que cela ne peut être que…
Qui est le
coupable ?
Ecrivez votre réponse dans le cadre de texte ci-dessous; expliquez pourquoi vous arrivez à cette conclusion.
Harry ne connaissait pas les habitudes du banquier.
Jacques ne peut pas marcher.
Henri est trop jeune pour scier un gros chêne.
Marthe n’a pas la force physique pour abattre un arbre.